La Réunion fait face à une recrudescence du chikungunya, une maladie virale transmise par les moustiques. Les autorités sanitaires estiment que le pic de l’épidémie pourrait être atteint à la mi-avril, appelant la population à redoubler de vigilance pour limiter la propagation du virus.
Une épidémie sous surveillance
Depuis plusieurs semaines, le nombre de cas de chikungunya ne cesse d’augmenter sur l’île. Cette maladie, qui provoque de fortes fièvres, des douleurs articulaires intenses et une grande fatigue, se propage principalement par le moustique Aedes albopictus, plus connu sous le nom de moustique tigre.
Les mesures de prévention renforcées
Pour endiguer l’épidémie, les autorités recommandent des mesures strictes :
- Élimination des eaux stagnantes : éviter la prolifération des moustiques en supprimant les gîtes larvaires autour des habitations.
- Protection individuelle : utilisation de répulsifs, moustiquaires et vêtements longs pour limiter les piqûres.
- Surveillance médicale : en cas de symptômes, il est conseillé de consulter rapidement un professionnel de santé afin d’éviter toute complication.
Un enjeu sanitaire majeur
Si le chikungunya est rarement mortel, il peut engendrer des douleurs chroniques et affaiblir les personnes les plus vulnérables, notamment les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques. L’épidémie de 2005-2006, qui avait touché plus de 250 000 Réunionnais, reste encore dans les mémoires.
Conclusion
Avec un pic épidémique attendu en avril, il est crucial que la population adopte les bons réflexes pour limiter la propagation du virus. La mobilisation de tous est essentielle pour éviter une crise sanitaire d’ampleur et protéger la santé des habitants de l’île.