L’importance d’un rythme du sommeil
L’être humain consacre environ 1/3 de son temps à dormir, en général la nuit, ce qui permet à l’organisme de récupérer et de se « réparer ».
Les troubles du sommeil et de la vigilance interviennent de façon importante chez les travailleurs à horaires irréguliers qui sont en moyenne 60% à se plaindre de troubles du sommeil et de l’éveil. Ces troubles sont d’autant plus importants chez les travailleurs de nuit : 60% se plaignent de troubles du sommeil et 30% d’insomnies, d’où l’importance de mettre en place un rythme du sommeil en fonction de son mode de vie et de s’y tenir.
Le rythme circadien

Il est présent chez la plupart, voire la totalité des animaux, et notamment les plantes chez lesquelles il se caractérise par des feuilles qui s’ouvrent et se ferment.
Le rythme circadien, c’est-à-dire l’alternance de périodes d’une durée de 24 heures, joue sur de nombreux mécanismes biologiques, physiologiques et comportementaux de l’être humain.
Les variations comportementales et organiques liées au sommeil

- les variations de la vigilance
- la température corporelle
- la circulation sanguine
- la production d’urine
- le niveau de production hormonale
- la pousse des cheveux
- le métabolisme cellulaire
- le niveau de cortisol
- le niveau de potassium
Bien connaître son rythme

Toutefois, certains peuvent se satisfaire que de 4 heures de sommeil et être en pleine forme alors que d’autres auront besoin de 10 heures… Le test le plus simple pour connaître le nombre d’heures dont on a besoin pour récupérer complètement ? Si, après sa journée de travail, il est impossible de se livrer à une activité calme tout en restant concentré sans s’endormir, c’est qu’il y a un manque de sommeil évident…
Trouver son rythme de croisière

Partez de votre heure de lever, et reculez par phase d’1h30 qui correspond à la durée moyenne d’un cycle de sommeil jusqu’à obtenir le total de votre besoin en sommeil. Par exemple, si vous vous levez tous les matins à 7h00 et que vous avez besoin de 7h30 de sommeil. Vous allez donc devoir vous coucher à 23h30 pour faire des cycles de sommeil entiers, et vous caler sur le bon rythme
Créer une ambiance propice au sommeil

– Limiter les excitants en fin de journée
– Pratiquer une activité physique mais jamais à moins de 3 heures du coucher
– Instaurer une ambiance zen et confortable dans la chambre à coucher.
– Se relaxer, c’est-à-dire que éviter de regarder des écrans.
– Instaurer des petits rituels (tisane, lecture, musique douce, etc.) qui seront autant de signaux envoyés au cerveau pour lui indiquer qu’il est temps de se reposer.
– Ne pas rater le train du sommeil.
– Essayer de ne pas ruminer ses soucis au lit.
Surveiller son assiette

De même que les horaires de prise alimentaire, le contenu de l’assiette est également primordial. Les graisses et les sucres sont à modérer pour une digestion facile et légère, surtout le soir. Par ailleurs, les prises alimentaires nocturnes sont à surveiller car l’organisme n’est pas conçu pour digérer des aliments la nuit, ce qui peut provoquer des troubles digestifs, ayant des répercussions directes sur le sommeil.
Travail en horaires décalées

D’autre part, certaines personnes ne sont tout simplement pas programmées pour travailler en horaires décalées et se retrouveront souvent en arrêt de travail car dans l’incapacité chronobiologique de tenir un rythme si particulier. C’est ce qu’on appelle le syndrome de désynchronisation.
Le syndrome de désynchronisation

- dette de sommeil
- diminution des performances et de la vigilance
- irritabilité, troubles gastro-intestinaux et cardiovasculaires
- prise de poids
- troubles fonctionnels
En cas de décalage horaire

Une fois arrivé, une période d’au moins 24 heures sera nécessaire pour récupérer, mieux vaut donc ne pas prévoir trop d’activités en arrivant.
Même si c’est difficile, il faut impérativement se mettre tout de suite en phase avec les horaires de sommeil, mais aussi de repas du pays d’arrivée.